The Vanishing of Owen Taylor – Kyle Michel Sullivan


Edition Smashwords - 2$99


When his uncle disappears, Jake goes to Palm Springs to find out why, only to get caught in a web of fear, hate, betrayal ... and what looks more and more like murder ... with Jake targeted as the next victim.




Ma grande, il va falloir arrêter de commencer par le deuxième tome un jour ! Il va vraiment falloir que je fasse une liste de toutes les séries que j’ai commencé comme ça parce que ça finit par devenir très drôle.

Pour ma défense, ce n’était pas indiqué dans le résumé ou autre part sur le site que c’était une suite !


Après, pour une suite, on a souvent des rappels de ce qu’on est censé avoir lu dans le tome précédent donc je n’ai pas été trop perdue dans l’histoire même si je me suis retrouvée avec des relations amoureuses/familiales/amicales déjà bien mises en place que je n’ai pas comprises immédiatement (heureusement, la suite du livre aide pas mal à s’y retrouver).


Donc on se retrouve dans une petite ville avec Jacob parti à la recherche de son oncle disparu depuis des mois. Problème ? tous les deux sont gays dans une communauté de plus en plus homophobe grâce au petit coup de pouce du représentant de l’Église locale et de la police qui préfère monter de toutes pièces des arrestations ciblées contre cette communauté que de rechercher un disparu qu’elle accuse de s’être enfuie avant son procès pour exhibitionnisme, tentative de relation sexuelle rémunérée et attouchements sur mineurs.


Je vous préviens tout de suite, le livre est très ACAB (all cops are bastards, tous les flics sont des bâtards, ndlr) et tous les représentants de la loi sont plus ou moins des pourris. J’avoue que je me suis pris plusieurs claques dans la tronche à la violence des situations dans lesquelles se retrouvent les héros (l’homophobie systématisée, les pièges de la police pour avoir des chiffres gonflés, les petits coups de poignards dans le dos de la part d’un peu tout le monde, le système judiciaire américain…).


Et ne parlons pas de la famille de Jacob qui regroupe pas mal de travers immondes comme l’homophobie (la mère est à vomir), la manipulation (père et mère se valent pour le coup), la violence physique et verbale !


Pour le reste, l’histoire est assez complexe à suivre, de fausses pistes en fausses pistes jusqu’à la révélation finale qui m’a laissée totalement dégoûtée. Mais du « bon » dégoût, je vous rassure, celui que m’a transmis Jacob, le narrateur, lorsqu’il découvre le fond des choses. Ma foi en l’humanité s’est encore plus effondrée après cette lecture, déjà qu’elle était basse, je vous assure que je suis prête à me faire ermite maintenant ! (mais avec internet quand même parce que j’ai besoin de mes dramas coréens pour survivre !)


Si vous voulez apprendre plus d’insultes anglaises, vous êtes au bon endroit ! par contre, si vous aimez les policiers où la police est gentille et l’héroïne (la police qui est l’héroïne, pas la drogue, hein, je préfère préciser !), passez votre chemin. Et si vous ne voulez pas voir une histoire où l’homosexualité est au centre de l’intrigue aussi pour des raisons autres que « je veux pas savoir la sexualité des persos parce que j’en ai pas besoin pour suivre l’histoire et l’aimer », et je ne vous retiens pas sur mon blog non plus !


J’avoue qu’il a été assez difficile de se mettre totalement dans l’histoire au début entre le fait que j’ai quand même raté le premier épisode et tout le jargon de l’immobilier et autres joyeusetés bancaires que je ne maîtrise pas forcément. Mais une fois dedans, je n’ai pas pu décrocher avant la résolution de l’enquête qui m’a laissée pantoise tellement elle était choquante.


On ne va pas se mentir, beaucoup de choses choquent dans ce livre quand on (re)découvre la violence faite aux minorités aux USA et me font penser qu’il peut se passer la même chose en France sans que ça fasse beaucoup de remous. Pas forcément avec le concours de la police (je vais me retenir très fort de dire ce que je pense), mais quand on voit le nombre d’agressions que subissent les membres de la communauté LGBTQIA+ et les personnes racisées, on peut se poser la question.


Et oui, la fin dégoûte. Parce qu’elle n’est pas satisfaisante aux yeux du narrateur, à mes yeux de lectrice qui aime bien avoir une fin totalement fermée ou ouverte (si c’est un livre unique ou s’il doit y avoir une suite, je veux dire). Mais elle est aussi superbe parce que ça montre bien la réalité des choses, que ce soit aux États-Unis ou partout dans le monde en fait, parce que c’est la vie de tous les jours, pas comme dans les séries policières où chaque épisode fini ferme définitivement la vie des personnages secondaires mis en scène.

C’est bien pour ça que j’ai aimé ce livre et que je vais aller acheter le premier tome pour un peu mieux comprendre le passé de Jacob, Antony et Matt !


Pour conclure :

« Father Paul looked at me, for a moment, and I saw an animal appear in his eyes. Vicious. Cold. Ready to attack. Not a all cornered. »


Photo : https://pxhere.com/fr/photo/492452

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

© 2020 Le Grenier d'Elinwë. Créé avec Wix.com

  • Canada-jay-303908_640
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now