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La Marque du corbeau – Ed McDonald


Blackwing L’intégrale – Traduction Benjamin Kuntzer - Bragelonne – 10 €


Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l'arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l'autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore - et attendent leur heure...

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n'a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d'une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n'aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l'intervention inattendue de celle qu'il recherche lui sauve la vie.

Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu'ils se redécouvrent au milieu d'une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine...



Aujourd’hui je m’attaque à une nouvelle trilogie de Bragelonne qui est une maison d’édition que j’aime d’amour depuis mon adolescence (Terry Goodkind, Lynn Flewelling et j’en passe).

On ne va pas se mentir, le résumé sur la Fnac m’a titillée mais sans plus quand j’étais tombé sur le premier tome, mais à 10 € une intégrale, je n’ai pas résisté très longtemps. Et bonne surprise pour ce premier tome !


J’avoue que les combats d’immortels qui utilisent des mortels pour s’atteindre ne sont pas trop mon délire mais quand les immortels qui défendent les humains contre les bêtes sont des personnages imbus d’eux-mêmes qui pensent qu’à leur gueule et pas à celle des autres, c’est du pur génie.

On suit ici les aventures de Ryhalt Galharrow, un des capitaines (on va plutôt dire esclaves) de Corbac, un Sans-Nom (comprenez, un immortel qui défend ses intérêts en utilisant des humains) qui utilise un tatouage en forme de corbeau pour le prévenir qu’il a besoin de lui. Quand je dis « utilise un tatouage », je devrais plutôt dire qu’il rend vivant un tatouage : un corbeau vivant sort du bras de Ryhalt à chaque fois qu’il a besoin de lui. Yeurk ! 😖


À la chasse aux monstruosités venant de la Désolation, se mêle un problème existentiel : la machine qui doit protéger le Cordon (frontière entre la Désolation et le « monde humain ») ne fonctionne plus et il va falloir trouver une solution. Et bien sûr, il faut que ce soit un mec super aigri et super trash qui est chargé de trouver une solution par son Sans-Nom encore plus aigri.

Franchement, ça m’a fait plaisir d’avoir un héros qui n’est pas jeune et fringant et surtout d’avoir son point de vue, j’ai beaucoup plus l’habitude d’un point de vue omniscient qu’un récit à la première personne. On a aussi énormément de diversité de couleurs et d’orientations sexuelles sans que ça soit forcé et c’est franchement cool. Je veux dire, c’est bien la diversité mais si c’est juste pour avoir THE personnage gay ou THE personnage racisé uniquement pour cette particularité, il n’y a aucun intérêt et ça me fait beaucoup grincer des dents. Les personnages sont hyper attachants, que ce soit Ryhalt, Nenn, Tnota ou Ezabeth et si vous adorez détester les gens pour leurs manies, vous allez être servis avec Nenn.


Côté intrigue, tout est assez flou jusqu’à la fin assez renversante. Il y a un truc qui est assez évident et j’étais tellement concentrée sur le fait que ça allait ressortir à la fin que j’ai été soufflée par le final. Bon, quand je dis que c’est flou, c’est parce qu’on a que les connaissances de Ryhalt à disposition pour bien comprendre l’origine de la Désolation, de la Machine (en panne) et la guerre entre les Sans-Noms et les Rois des profondeurs (les grands méchants vu le nom). Heureusement qu’il est doué en histoire ! 🤣 Mais au final, on s’y retrouve et ce n’est pas déplaisant du tout d’avoir les clefs au fur et à mesure que Ryhalt comprend et de se dire qu’on a compris plus vite que lui.

Ce premier tome est une très bonne entrée en matière, on y a de l’action, de la réflexion, un peu d’amour (mais pas trop !), un mec blasé de la vie qui passe son temps à déprimer sur la vie qu’il a perdue (attention, c’est trop un darkasuke !), un immortel qui donne des ordres comme si son capitaine était juste un chien et un final absolument terrifiant !

Pour conclure :

« Gagner sa vie en faisant couler le sang n’était pas une existence agréable, mais je n’en avais pas d’autres, et les tavernes ne rejettent jamais personne. Contrairement à cette salope ingrate qui ne nous avait même pas remerciés de l’avoir ramenée en ville. » (Boh dis donc ! la politesse !)


« Les gens sont des moutons, assenai-je. Ils font ce qu’on leur demande. Ils croient ce qu’ils veulent, ou ce qui leur fait le plus peur. Si ça leur plaît pas, ils rejettent tout en bloc ou font comme s’ils n’avaient rien entendu. C’est naturel. On ne peut pas le leur reprocher. On ne peut pas non plus leur affirmer qu’ils sont stupides. Ils ne comprennent pas qu’ils sont des moutons. Comment le pourraient-ils ? Les moutons ne se rendent pas compte que le berger est plus malin qu’eux. » (les anti-masques auraient-ils pompé leurs discours dans ce livre ?🤔)


« Un changement apparaît chez ces dames quand elles voient quelque chose qui leur plaît, je l’ai vu simulé des centaines de fois par des tapineuses ou des serveuses. Comme si un jet d’eau leur remontait dans le cul, elles se redressent et se font tout à coup radieuses et affables » (Je ne vous avais pas dit qu’il était un poil vulgaire ? 🙄)

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