Lore Olympus – Rachel Smythe


Perséphone, jeune déesse du Printemps, est nouvelle au mont Olympe. Sa mère, Déméter, a choisi de l’élever dans le royaume des Mortels pour la protéger des tentations. Mais Perséphone lui ayant promis de s'entraîner comme vierge sacrée, elle l’autorise à aller à l'université et à vivre dans le monde glamour et trépidant des dieux. Lorsque sa colocataire, Artémis, l'emmène à une fête, sa vie entière change : elle y rencontre Hadès, et l'étincelle est immédiate avec le souverain charmant mais incompris des Enfers. Tout s'accélère alors, Perséphone doit maintenant naviguer entre les jeux stratégiques et les relations déroutantes qui régissent l'Olympe, tout en trouvant sa place et en affirmant son pouvoir.



Alors préparez-vous, je vais dire du bien d’une BD ! Je plaisante, je ne suis pas forcément intéressée par le genre (je ne sais toujours pas rentrer dans une histoire quand les personnages sont dessinés, c’est terrible !) mais je n’en suis pas pour autant au point de cracher sur les gens qui lisent beaucoup de BD/mangas/manhwas (les mangas coréens et chinois). Du reste, il va peut-être falloir que je me crée un rayon sur ce blog un jour ou l'autre, non parce que bon, c'est un peu absent pour le moment (la honte un peu !).


Deux de mes ex-collègues m’ont jeté un exemplaire de Lore Olympus dans les mains dès qu’il est arrivé dans la librairie en m’ordonnant de le lire alors j’ai obéi sagement (d’autant plus qu’il m’a été offert par mon frère, je n’allais clairement pas passer à côté !). Bon, en vrai, le thème mythologie me tentait déjà de base mais j’étais assez rebutée par… le côté BD. J’aurais mieux fait de me taire !

C’est vrai que tout ce bleu et tout ce rose heurte un peu la rétine les premières pages mais on s’y fait très vite et on se laisse porter par les mésaventures de cette chère Perséphone qui est un peu une gaffeuse en série.


Je vous préviens tout de suite, pour ceux qui connaissent le mythe de la relation Hadès/Perséphone, il n’y a pas d’enlèvement de la seconde par le premier et c’est tant mieux. On découvre une relation très mignonne au fil des pages et Hadès ne mérite pas mieux (oui, c’est mon dieu préféré (si on peut dire), ne serait-ce que parce qu’il se tient avec les femmes et qu’il est toujours confondu avec Thanatos alors qu’ils n’ont rien à voir dans leur fonction, mais c’est un autre débat, ça !) que cette relecture moderne du mythe.


Enfin c’est assez choquant de voir des dieux conduire alors qu’en toute logique, ils devraient pouvoir se téléporter comme bon leur semble. Mais sans voiture, pas de ressort scénaristique je suppose. Et c’est assez drôle de voir que les dieux ont le même besoin de compenser que les hommes en général en ce qui concerne leur voiture (bon, ok, que certaines femmes aussi mais c’est beaucoup plus rare).


J’ai particulièrement apprécié qu’il y ait des avertissements au début de la BD sur des évènements/paroles/actions pouvant heurter la sensibilité des lecteurs, c’est beaucoup trop rare alors que ça devrait être la norme (j’ai encore en mémoire un chapitre maudit d’Anima de Wajdi Mouawad et j’aurais bien aimé l’éviter en ayant ce genre d’avertissement avant).


Pour ceux qui craignent une destruction totale de la mythologie (toujours pas remise du fait qu’Athéna ait une fille dans Percy Jackson perso !), je vous dirais que Rachel Smythe respecte bien les caractères des personnages présentés dans ce premier tome. Mention spéciale à Appolon du reste (je n’en dis pas plus là-dessus pour ne pas vous spoiler la fin du premier tome pour ceux qui n’ont pas suivi le Webtoon comme moi), il est très, très bien repris.


Côté graphisme, je n’y connais rien mais en dehors des couleurs vives un peu agressives (ça doit être de mon côté, j’ai trop l’habitude des BD franco-belges aux tons beaucoup plus pastels), j’ai adoré l’expressivité des traits et de la couleur justement. Impossible de se tromper sur les personnages même s’ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau puisque chacun a sa couleur et ses nuances propres (c’est un de mes problèmes en BD, j’ai tendance à confondre les personnages dès qu’ils se ressemblent, même de loin, je ne suis pas loin de confondre Astérix et Idéfix des fois, je vous jure !).


Bref, Lore Olympus, c’est de la bombe pour l’histoire, pour les personnages maladroits en amour, pour l’ambiance mythologique futuriste et pour les jolies couleurs pétantes !

Je ne vous mets pas de citation ce coup-ci, tout est une pépite !

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