Le voleur d’ombres – Marc Levy


« -Maintenant, assieds-toi, il faut que l’on parle, a dit l’ombre.

Je me suis assis en tailleur sur le sol.

-Tu as un pouvoir très rare, il faut que tu acceptes de t’en servir, même s’il te fait peur.

-Pour quoi faire ?

-Trouve pour ceux dont tu dérobes l’ombre cette petite lumière qui éclairera leur vie, un morceau de leur mémoire cachée, c’est tout ce que nous te demandons.

-Nous ?

-Nous, les ombres, souffla celle à qui je m’adressais.

J’ai souri, je comprenais très bien de quoi elle parlait. »

Et si l’enfant que vous étiez rencontrait l’adulte que vous êtes devenu…


Mouais. Alors je partais d’un a priori sur Marc Levy (merci les traductions forcées d’extraits de ses livres avec Musso en licence !) mais j’ai quand même décidé de tenter l’aventure histoire de faire comme beaucoup de gens à la plage. Bon, j’étais plus au fond de mon lit avec un super rhume pas glamour du tout par un 14 juillet moche, mais l’idée était là ! (oui, j’ai écrit ça il y a super longtemps, ne cherchez pas)

Et donc… ça fait passer le temps. C’est le principal. Mais je suis clairement pas le public habituel de Levy (ou Lévy du reste ? j'ai trouvé les deux orthographes et ça me stresse de ne pas savoir laquelle est la bonne !), c’est certain. La phrase d’accroche à la fin du résumé m’a vendu un peu de rêve mais ça s’arrête là.

L’idée de départ est très bonne avec un gamin qui vole sans le vouloir les ombres des autres. Sauf que ça atteint très vite ses limites. Je m’attendais à un bon samaritain avec le dialogue de présentation mais alors, pas du tout ! ce pouvoir, il l’utilise à trois ou quatre reprises et basta, ce qui est vraiment dommage, j’aurais aimé découvrir l’origine de ce pouvoir.

La narration est sympa mais ça pêche par des trucs du genre « plus jamais » qui reviennent plus tard et aussi niveau marasme sentimental un peu nul à mes yeux (ça doit être parce que c’est un mec qui se rend pas compte qu’il a des relations bancales).

Bon après, je vois plus ça comme de la littérature « de plage » qui prend pas la tête en se lisant facilement et ça remplit bien ces critères si j’ai pu le lire en quelques heures malgré la tête au carré et le nez comme une patate. Et je reste très déçue sur l’utilisation du pouvoir de voler les ombres qui est très limité parce que notre héros est un foutu trouillard (bon, je pousse un peu, j’aurais aussi la trouille de voler l’ombre de quelqu’un qu’il faut pas et découvrir des choses traumatisantes, mais quand même ! un peu de courage dans la vie !). Bon, après, c’est pas un roman de super-héros mais un peu plus d’action aurait pas fait de mal.

Ceci dit, je l’ai emprunté à ma bibliothèque, j’aurais pas mis 21 balles là-dedans parce que c’est clairement pas ce que je lis d’habitude et que j’ai pas vraiment accroché à l’histoire. Comme il y a là-bas d’autres romans de Levy, je retenterai peut-être une incursion dans ses écrits un jour ou l’autre (quand j’aurai fini ma liste d’ebooks qui m’attendent par contre). Du coup, si vous êtes un.e habitué.e de Levy, désolée de pas avoir accroché ! (et si vous avez un roman de lui que vous aimez plus que les autres, hésitez pas à le dire que j’aille voir par moi-même).


Pour conclure :

« Une mère ne meurt jamais tout à fait, son immortalité est là, dans le cœur de l'enfant qu'elle a aimé. J'espère un jour gagner ma parcelle d'éternité dans le cœur d'un enfant qu'à mon tour j'aurai élevé. »


Photo : https://pxhere.com/en/photo/1227405

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