La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen


La mort est un art. Vous en êtes le spectateur. Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin. Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.



Et c’est le retour de la lecture du deuxième tome avant le premier !

Pour ma défense, c’est ma mère qui l’a pris à la médiathèque et je l’ai récupéré ensuite. Quoi, comment ça, je rejette la faute sur quelqu’un d’autre ? Mais c’est vrai en plus ! j’avais juste pris l’édition In Quarto de Pasternak (il faudra que je vous parle de lui quand je l’aurais fini du reste), pour une fois que j’étais raisonnable ! Nan, et puis en plus, la bibliothèque a fait la même que moi : pas de premier tome en vue là-bas, alors hein !


Bref, je n’ai pas trop été gênée par le manque du premier (pour une fois, parce que ça n’a pas été la même pour certaines autres… erreurs, dirons-nous), il y a des références bien sûr mais ça reste assez superficiel et j’étais trop prise dans l’enquête pour m’arrêter dessus. Même si parfois je me suis demandé quelles étaient les relations des personnages et ce qu’ils faisaient avant pour avoir un PTSD par exemple.


Alors déjà, jamais je passe par les urgences de cet hôpital si le docteur Kovak est de garde ! Non parce que je veux bien le surmenage mais y a des limites à la caféine, monsieur !


Ensuite, je vous invite à passer votre chemin si vous avez un problème avec les addictions médicamenteuses et le gore parce que vous allez avoir votre lot ici.


Enfin, si vous aimez les thrillers, vous allez peut-être trouver votre bonheur avec cette trilogie (je veux le premier et le troisième qui est sorti hier à l’heure où j’écris (oui, ça fait un moment), autant dire que je vais attendre pour l’avoir en bibliothèque !) qui m’a juste happée en deux secondes.


Le rythme est parfait, sans aucun temps mort, et la narration assez subtile par ses changements de personnages et de visions qui donnent un rythme particulier à l’histoire. Si je devais faire un parallèle, chaque changement de chapitre et de focalisation m’a rappelé le bruit des roues d’un train quand il passe d’un rail à l’autre. À la vitesse d’un TGV. C’est super efficace (pardon pour les Pokemaniacs, je ne voulais pas vous faire penser à Pikachu !) et même si le livre se lit vite, on n’oublie pas de sitôt ce qu’il s’y passe.


Ça m’a fait du bien de lire une histoire où le héros n’est pas the super beau gosse du coin et où les associations romantiques ne se terminent pas toutes comme elles le devraient selon un schéma classique. Je commence à en avoir assez des personnages types que je retrouve un peu trop souvent dans les livres que je lis depuis quelques temps (peut-être parce que je suis un peu trop dans le young adult contrainte et forcée par la trop longue liste d’attente de ma liseuse) et c’était assez rafraîchissant de tomber sur un Kovak névrosé et pas de la prime jeunesse.


Pour l’histoire, je l’ai adoré même dans ses détails les plus glauques (bon, après, je lis une série sur un bourreau au Moyen-Âge, donc sans commentaires). Les pistes mènent à leur point de chute sans défaillance ni nous laisser sur notre faim à la fin du roman. Si on oublie la deuxième intrigue sous-jacente à l’enquête principale (je pense qu’elle est déjà présente dans le premier tome même si je n’en suis pas certaine vu que je ne l’ai pas lu, on se demande pourquoi !), mais ça ne compte pas, ça va être développé dans le dernier tome. Enfin j’espère que ça va l’être sinon ça va être problématique.


Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir le génie maléfique de l’auteur. Oui, oui, faut vraiment l’être pour inventer tout ça, enfin j’espère que la plupart des choses sont inventées sinon j’aurais très peur pour l’humanité, enfin encore plus peur que d’habitude.


Pour conclure :

J'ai perdu mes citations du bouquin, ce qui est très bête parce que j'étais partie en fou rire sur une histoire de chienchien. Dommage !


Illustration : Le Géant ou l'Ogre et la Fée - Jean Veber https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8577581k.r=ogre?rk=257512;0#

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