• Elinwë

Calendrier de l'Avent 2020 jour 7

Élémentaire, mon cher Watson !

Saviez-vous que cette phrase n’a jamais été prononcée par Sherlock Holmes même si on retrouve des « élémentaire » et des « mon cher Watson » séparément ? C’est drôle la manière dont on associe une œuvre à une citation qui n’est pas dedans et Doyle n’est pas le seul à subir cette confusion.


Est-ce que j’ai réellement besoin de présenter Les Aventures de Sherlock Holmes ? Je crois que c’est comme Cucule Poirot, on connaît tous plus ou moins le personnage et ses aventures, ne serait-ce que par les adaptations télé et ciné (celle de Miyazaki et Sherlock de la BBC sont de loin mes préférées du reste). Oui, Hercule est devenu Cucule dans notre famille alors je vous le partage, de rien !


Si vous voulez de l’aventure, une pointe de fantastique et du mystère, Conan Doyle est une valeur sûre dès l’adolescence. Je sais qu’il existe (existait de mon temps en tout cas) des éditions jeunesse mais j’ai comme un doute sur l’accessibilité de son style pour les enfants de 10-12 ans par exemple. Je me souviens que ça m’avait un peu barbé à l’époque quand j’avais commencé mais en quatrième, ça a été la révélation en lisant Le Chien des Baskerville.

Forcément, Sherlock Holmes est vite devenu un de mes héros de chevet malgré ses défauts (les fameux patchs de nicotine et son violon à pas d’heure). J’étais émerveillée comme Watson devant ses capacités de déductions et ses déguisements (légèrement empruntés à un commissaire bien français dont je parlerais sans doute un jour) mais aussi par sa raillerie permanente envers ses proches.


Là où j’ai été totalement bluffée par l’auteur, c’est sa série Les exploits du professeur Challenger. J’ai découvert totalement par hasard Le Monde perdu, le premier tome, en fouillant les rayons de ma bibliothèque du coin. Pour moi, Doyle avait uniquement écrit toutes les aventures de Sherlock Holmes et c’est tout. Alors tomber sur un roman d’aventures à la Jules Verne écrit par lui, c’était la révélation de l’époque. Avec en bonus ma mère qui se foutait de moi face à ma naïveté de jeune qui découvre que ses auteurs favoris peuvent écrire autre chose que leur série favorite. Le pire dans tout ça ? On avait suivi quand j’étais gamine une série avec Peter Falk (Colombo pour ceux qui veulent prendre un coup de vieux) qui s’appelait Les aventuriers du monde perdu… quelques temps avant que j’emprunte le livre. Et oui, il y avait marqué dans le générique un truc du genre « adapté de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle ». Voilà, voilà…


Et vous savez quoi ? Eh bien Doyle n’a pas écrit que ces séries assez connues (l’une plus que l’autre) et on retrouve très peu, voire jamais, d’autres livres que les Sherlock Holmes dans les magasins. Bon, au moins il est toujours vendu mais on est vite limités entre Le Chien des Baskerville, La Vallée de la peur ou l’un des tomes des Aventures de Sherlock Holmes, ce qui est dommage. Perso, j’aurais adoré avoir entre les mains un de ses livres sur l’ésotérisme, uniquement pour voir la différence entre sa façon de décrire un Holmes plus que cartésien et cette vision du monde à l’opposé.


Franchement, je vous parle de Doyle mais je crois que c’est un incontournable des bibliothèques, qu’on soit au collège, au lycée ou dans la médiathèque de sa ville (ou village), on trouvera toujours un de ses livres (quand ils ne sont pas empruntés), tout le monde a au moins lu ou vu une de ses adaptations et je trouve ça génial qu’un auteur du début du XIX° soit toujours aussi lu, surtout quand il le mérite comme Doyle. Oui, je juge très fort les auteurs qu’on nous force à lire alors qu’on n’a clairement pas le mental pour subir une madame Bovary dans toute sa dépression (toujours aussi traumatisée par ce bouquin que je ne suis pas prête de relire tellement il m’avait horripilée à l’époque).


Je pense qu’offrir un Doyle, c’est comme offrir un Verne (Jules Verne) : il y a très peu de risques que l’enfant à qui on le donne soit déçu par les aventures qui s’y passent, surtout s’il adore les mystères et les péripéties qui s’enchaînent.


Pour conclure :

« Vous ne voulez donc pas appliquer mes principes ?... Combien de fois vous ai-je dit que, une fois éliminées toutes les impossibilités, l’hypothèse restante, aussi improbable qu’elle soit, doit être la bonne ! »

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